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Goyer et Imbert, époque Transition Louis XV-Louis XVI, Régulateur de cheminée

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Lot 57

Goyer et Imbert, époque Transition Louis XV-Louis XVI
Régulateur de cheminée

en vernis parisien à l'imitation de la laque de Chine. De forme violonnée, à décor de fleurs et de pagodes chinoises, il est surmonté d'une sphère armillaire en bronze doré. Le cadran supérieur servant d'horloge émaillé blanc est signé "Imbert l'Ainé", il indique les heures en chiffres romains et les minutes en chiffres arabes.
Balancier compensé "à gril" supportant un second cadran avec fonction de baromètre probablement postérieur.
Riche ornementation de bronzes dorés à motifs d'acanthe, têtes de béliers, mufle de lion, guirlandes de fleurs et de laurier, rinceaux, frise de postes et de godrons.
Estampillé sous la base: "J.GOYER" et "JME".

Ebéniste: Jean Goyer, reçu maître à Paris le 12 décembre 1760.
Horloger: Jean Gabriel Imbert, reçu maître le 22 novembre 1776.
Epoque Transition Louis XV-Louis XVI.

Haut. 73 cm.
(restaurations, accidents et manques dans le vernis, les aiguilles du baromètre manquantes)

Provenance: collection particulière, Lyon.

Goyer and Imbert. A Louis XV-Louis XVI Transition Period ormulu-mounted japanned long case clock topped by an ormolu armillary sphere.

Bibliographie: un modèle proche reproduit in Pierre Kjellberg, "Encyclopédie de la pendule française du Moyen Age au XXe siècle", Editions de l'Amateur, Paris, 1997, page 307.

François, le père de Jean Goyer, est réputé d'après Kjellberg avoir créé le modèle de notre pendule. Ebéniste parisien reçu maître en 1740, il exerce rue du Faubourg-Saint-Antoine à "L'Autruche", avant de se fixer rue de Charonne à "l'Eau qui dort". Il produit des boîtes d'horloge laquées dans le goût chinois, ornées de bronzes rocaille. Son inventaire après décès en 1763 compte pas moins de trois pendules et 26 "boëtes de cadran", dont 16 "plaquées en bois pour vernir". Son fils Jean poursuit la production de gaines d'horloges durant une vingtaine d'années rue de Charenton. Egalement fondeur talentueux, il est condamné en 1766 par les jurés ciseleurs constatant qu'il loge chez lui des ouvriers bronziers, et est enjoint à choisir entre les deux professions. Sa collaboration avec son beau-frère René Dubois donne lieu à de spectaculaires réalisations, dont le célèbre secrétaire monumental dans la collection de James A. de Rothschild à Waddesdon Manor (Kjellberg, 1998, p.372).
Ce modèle de régulateur connaît un franc succès auprès des amateurs de l'époque, comme le duc de Choiseul, qui passe pour avoir commandé l'exemplaire figurant dans l'ancienne collection Morgan, dispersée en 1969.

Jean-Gabriel Imbert, dit Imbert l'Ainé (1735-1795), commence comme compagnon, puis exerce comme ouvrier libre, avant d'être reçu maître le 22 novembre 1776. Il dépose le bilan en 1784 mais poursuit ses activités. Il exerce carrefour de la Roquette en 1767, puis rue Planche-Mibray en 1781, rue des Arcis en 1784 et rue de Monceau en 1795. Il réalise des pendules de belle qualité et utilise des caisses de J. Goyer, N. Bonnet, M. Poisson ou des Osmond, certaines dorées par Le Cat et H. Martin. (Jean Dominique Augarde "Les ouvriers du Temps", Editions Antiquorum, Genève, 1996, p. 334 à 337).

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26 May 2024
France, Montbazon
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Lot 57

Goyer et Imbert, époque Transition Louis XV-Louis XVI
Régulateur de cheminée

en vernis parisien à l'imitation de la laque de Chine. De forme violonnée, à décor de fleurs et de pagodes chinoises, il est surmonté d'une sphère armillaire en bronze doré. Le cadran supérieur servant d'horloge émaillé blanc est signé "Imbert l'Ainé", il indique les heures en chiffres romains et les minutes en chiffres arabes.
Balancier compensé "à gril" supportant un second cadran avec fonction de baromètre probablement postérieur.
Riche ornementation de bronzes dorés à motifs d'acanthe, têtes de béliers, mufle de lion, guirlandes de fleurs et de laurier, rinceaux, frise de postes et de godrons.
Estampillé sous la base: "J.GOYER" et "JME".

Ebéniste: Jean Goyer, reçu maître à Paris le 12 décembre 1760.
Horloger: Jean Gabriel Imbert, reçu maître le 22 novembre 1776.
Epoque Transition Louis XV-Louis XVI.

Haut. 73 cm.
(restaurations, accidents et manques dans le vernis, les aiguilles du baromètre manquantes)

Provenance: collection particulière, Lyon.

Goyer and Imbert. A Louis XV-Louis XVI Transition Period ormulu-mounted japanned long case clock topped by an ormolu armillary sphere.

Bibliographie: un modèle proche reproduit in Pierre Kjellberg, "Encyclopédie de la pendule française du Moyen Age au XXe siècle", Editions de l'Amateur, Paris, 1997, page 307.

François, le père de Jean Goyer, est réputé d'après Kjellberg avoir créé le modèle de notre pendule. Ebéniste parisien reçu maître en 1740, il exerce rue du Faubourg-Saint-Antoine à "L'Autruche", avant de se fixer rue de Charonne à "l'Eau qui dort". Il produit des boîtes d'horloge laquées dans le goût chinois, ornées de bronzes rocaille. Son inventaire après décès en 1763 compte pas moins de trois pendules et 26 "boëtes de cadran", dont 16 "plaquées en bois pour vernir". Son fils Jean poursuit la production de gaines d'horloges durant une vingtaine d'années rue de Charenton. Egalement fondeur talentueux, il est condamné en 1766 par les jurés ciseleurs constatant qu'il loge chez lui des ouvriers bronziers, et est enjoint à choisir entre les deux professions. Sa collaboration avec son beau-frère René Dubois donne lieu à de spectaculaires réalisations, dont le célèbre secrétaire monumental dans la collection de James A. de Rothschild à Waddesdon Manor (Kjellberg, 1998, p.372).
Ce modèle de régulateur connaît un franc succès auprès des amateurs de l'époque, comme le duc de Choiseul, qui passe pour avoir commandé l'exemplaire figurant dans l'ancienne collection Morgan, dispersée en 1969.

Jean-Gabriel Imbert, dit Imbert l'Ainé (1735-1795), commence comme compagnon, puis exerce comme ouvrier libre, avant d'être reçu maître le 22 novembre 1776. Il dépose le bilan en 1784 mais poursuit ses activités. Il exerce carrefour de la Roquette en 1767, puis rue Planche-Mibray en 1781, rue des Arcis en 1784 et rue de Monceau en 1795. Il réalise des pendules de belle qualité et utilise des caisses de J. Goyer, N. Bonnet, M. Poisson ou des Osmond, certaines dorées par Le Cat et H. Martin. (Jean Dominique Augarde "Les ouvriers du Temps", Editions Antiquorum, Genève, 1996, p. 334 à 337).

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26 May 2024
France, Montbazon
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