LINGUET (Simon-Nicolas-Henri), 1736-1794.
LINGUET (Simon-Nicolas-Henri), 1736-1794.
L.A.S. ""Linguet"", Vienne, 5 mars [1786], 3 pp. in-4, au comte de Sanois, chez Madame de Julienne, rue du Gros-Chenet à Paris. Long et beau réquisitoire contre le despotisme et la justice française, témoignant du désenchantement radical de Linguet à la veille de la Révolution.
Linguet répond au comte de Sanois, tout juste libéré après neuf mois de détention à Charenton sur lettre de cachet, obtenue à la suite d’un violent conflit familial et financier. Sanois entreprenait alors de laver publiquement son honneur et de dénoncer l’arbitraire de son emprisonnement, affaire qui devait devenir une cause célèbre contre les lettres de cachet. Linguet n’entretient pourtant dans cette lettre aucune illusion sur les chances d’obtenir justice. Il prédit que tous les efforts resteront vains face aux oppresseurs. La lettre est aussi marquée par une amertume profonde envers la France, peuplée selon lui d’""esclaves dévoués à être écrasés par le despotisme abominable qui flétrit ce beau royaume"". Il annonce sa propre rupture avec la patrie et la littérature, après la publication des trois derniers numéros (de ses 'Annales politiques, civiles et littéraires', qui reprendront pourtant en 1787 jusqu'en 1792), contenant ses ""adieux"", ne souhaitant plus que le repos et l’obscurité.
Avec transcription manuscrite et son ancien certificat pour bien culturel mentionnant la provenance de l'ancien catalogue Charavay n°44552
LINGUET (Simon-Nicolas-Henri), 1736-1794.
L.A.S. ""Linguet"", Vienne, 5 mars [1786], 3 pp. in-4, au comte de Sanois, chez Madame de Julienne, rue du Gros-Chenet à Paris. Long et beau réquisitoire contre le despotisme et la justice française, témoignant du désenchantement radical de Linguet à la veille de la Révolution.
Linguet répond au comte de Sanois, tout juste libéré après neuf mois de détention à Charenton sur lettre de cachet, obtenue à la suite d’un violent conflit familial et financier. Sanois entreprenait alors de laver publiquement son honneur et de dénoncer l’arbitraire de son emprisonnement, affaire qui devait devenir une cause célèbre contre les lettres de cachet. Linguet n’entretient pourtant dans cette lettre aucune illusion sur les chances d’obtenir justice. Il prédit que tous les efforts resteront vains face aux oppresseurs. La lettre est aussi marquée par une amertume profonde envers la France, peuplée selon lui d’""esclaves dévoués à être écrasés par le despotisme abominable qui flétrit ce beau royaume"". Il annonce sa propre rupture avec la patrie et la littérature, après la publication des trois derniers numéros (de ses 'Annales politiques, civiles et littéraires', qui reprendront pourtant en 1787 jusqu'en 1792), contenant ses ""adieux"", ne souhaitant plus que le repos et l’obscurité.
Avec transcription manuscrite et son ancien certificat pour bien culturel mentionnant la provenance de l'ancien catalogue Charavay n°44552